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Comme je le disais dans mon précédent article, ma petite soeur m’a soufflé un sujet grave que je traite sur mon blog durant plusieurs jours : l’abandon des animaux.

Hier, j’essayais de comprendre pourquoi on abandonnait son animal de compagnie et quel était le sort qui lui était réservé. Aujourd’hui, je vais réfléchir sur des idées d’actions concrètes et relativement faciles à mettre en place qui permettraient de lutter contre cet acte égoïste.

L’information :

De nombreuses déconvenues pourraient être évitées si les futurs maîtres étaient mieux informés sur les besoins fondamentaux de l’animal (nourriture, espace de vie, activités physique, caractère…) et sur les engagements que son achat implique (éducation, toilettage, médication,…). Il faudrait par exemple développer des entretiens informatifs avant tout achat ou au minimum proposer des fiches gratuites dans les animaleries par exemple.

Un délai de réflexion :

Développer une période de latence entre la « réservation » de l’animal et l’accueil à proprement parlé pourrait être une chose intéressante. Dans notre cas, nous avons attendu une semaine avant de récupérer notre petite Florette. Ce fut très long pour nous mais ça nous a permis de bien réfléchir à sa venue et de lui préparer sa place dans la maison (achat du panier, des gamelles, de la laisse…). Je pense qu’une période de latence permettrait d’éviter des achats « coup de cœur » ou réalisés sous la pression de proches. Le délai de réflexion permet de mûrir cette décision importante pour accueillir l’animal dans les meilleures conditions possibles.

Une décision personnelle :

Il ne faut jamais forcer quelqu’un à acheter un animal. J’ai en tête l’image du père ou de la mère de famille qui cède à ses enfants ou à l’entourage qui propose de la compagnie à une personne seule. La décision d’acheter un chien ou un chat ne doit jamais être dictée par les envies ou attentes des autres. C’est une responsabilité que le maître doit prendre de lui-même car c’est lui qui devra s’occuper de l’animal pour la dizaine d’années à venir. De la même manière, on n’offre jamais un animal en cadeau, il en va du bien-être de celui-ci.

Lutter contre la « rentabilisation » de l’animal :

Je suis totalement contre les particuliers qui rentabilisent leur animal en lui faisant faire des portées multiples. Je tolère une portée pour la santé du chien (encore que je ne suis pas certaine que ça change grand-chose) ou pour assurer une descendance à notre petit toutou. Je le tolère…

Par contre, je ne trouve pas ça normal que des particuliers fassent une sorte de commerce avec leurs animaux en multipliant les portées. D’une part, parce que c’est le travail des éleveurs et que c’est leur gagne-pain. Les familles ne doivent pas rivaliser avec les professionnels, à chacun son métier.

Sachez qu’un particulier qui vend plus d’une portée par an doit se déclarer comme « élevage » et obtenir les autorisations officielles nécessaires après avoir mis son domicile en conformité avec les règles d’hygiène obligatoires. Je ne pense pas que beaucoup de particuliers fassent cette démarche et on peut dire alors qu’ils sont dans l’illégalité. Ce n’est peut-être pas la faute la plus grave du monde mais c’est juste une question de principe.

D’autre part, les portées multiples augmentent forcément le nombre d’animaux en circulation. La surpopulation canine et féline est un fait : un million d’animaux naissent chaque année en France. Il n’y a qu’à voir sur les sites comme « le bon coin » le nombre d’animaux proposés à la vente… Sachant qu’il y a plus de 60 000 d’animaux abandonnés et que les refuges sont débordés, vendre ses chiots c’est peut-être lucratif mais je trouve ça complètement irresponsable. D’autant plus que certains particuliers vendent leurs chiens ou chats à « n’importe qui », sans se poser de questions. Parfois même, le animaux ne sont pas vaccinés ou tatoués ou transporteurs de maladies… Ce n’est pas top !

Pour ces raisons je pense qu’il serait intéressant de lutter contre les particuliers qui font de leur animal un élément lucratif et punir les ventes « illégales » et non contrôlées. Je suis peut-être un peu radicale mais ça éviterait surement de nombreux abandons…

Développer le « service après-vente » des animaux :

Parce que même si on est au courant de toutes les contraintes avant d’acheter notre animal, il est possible que celui-ci nous fasse des petites misères plus ou moins faciles à gérer. Je trouve qu’il serait intéressant de développer et de rendre plus accessible les consultations chez un comportementaliste qui pourra donner des conseils adaptés à notre animal.

Par exemple, nous avons un souci de rappel avec notre chien qui pourrait peut-être être corrigé avec l’aide d’un dresseur. Le gros « hic » c’est que les consultations sont très chères et que nous n’avons pas forcément des centaines d’euros à dépenser dans cela. Comme nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, je trouve qu’il serait intéressant de rendre ces services plus accessibles à tous, et éviter ainsi de nombreux abandons en lien avec un problème comportemental.

Conclusion :

Voilà quelques pistes mais il y a surement encore beaucoup d’autres choses à faire… Pour que les animaux ne soient plus les victimes de l’égoïsme humain.