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« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé »
Antoine de Saint-Exupéry 

Une fois n’est pas coutume, je vais aborder sur plusieurs jours un sujet grave qui m’a été soufflé par ma petite sœur. Il s’agit de l’abandon d’un animal… Je pense que vous avez tous vu la campagne de lutte contre l’abandon à la télévision, dans les journaux ou sur des affiches mais je tenais à relayer quelques informations sur mon petit blog.

Comment peut-on prendre la décision d’abandonner son compagnon ?

Je n’arrive pas à comprendre comment on peut abandonner son animal de compagnie. Personnellement, j’adore mon chien ! Même si parfois elle fait des bêtises et qu’elle est (souvent) surexcitée, elle nous donne tellement de bonheur que la perdre serait un déchirement. Vous qui me lisez devaient surement être dans le même cas…

Oui, dès que l’on parle d’abandon les échos sont les mêmes : c’est horrible d’abandonner son chien, il faut être sans cœur pour faire une chose pareille, ces gens sont des monstres… Avec plus des 60 000 animaux abandonnés chaque année, c’est autant de maitres et de familles qui se séparent de leur compagnon pour profiter de leurs vacances. Le chiffre est énorme et les français sont ceux qui abandonnent le plus en Europe. Comment est-ce possible ? Qui sont ces gens qui abandonnent ?

Les raisons invoquées lors des abandons sont diverses : déménagement, divorce, « défauts » de l’animal (agressivité, trop bruyant, trop grand, trop vieux,…), coût occasionné, allergies aux poils, décès, etc… Je trouve la plupart de ces raisons infondées et une bonne information au préalable éviterait beaucoup d’actes irréparables.

Lutter contre la consommation animale :

Parce que voilà, nous entrons dans le cœur du sujet qui me scandalise : ce sont ces achats « coup de cœur » comme si l’on achetait un animal comme une peluche toute mignonne. Lorsqu’ils sont bébés, les chiens et les chats sont si petits et tellement mignons – on craque tous ! Mais il ne faut jamais oublier que c’est une vie que l’on prend en charge et que cela implique beaucoup de responsabilités. La décision d’adopter un animal ne doit pas être prise à la légère et il faut mesurer tout ce que cela engage. Ils coutent de l’argent, ils font des bêtises, ils demandent du temps et de l’attention, parfois ils sont malades, et surtout ils grandissent et ils vivront 10 ou 15 ans.

Les « monstres » dont on parlait au début, ce sont des produits de notre société de consommation. On consomme l’animal comme un objet, on l’offre en cadeau pour faire plaisir à ses enfants ou on craque pour sa bouille de bébé… Six mois plus tard, les enfants seront lassés de lui donner à manger et il prendra trop de place dans la maison alors on s’en débarrasse, comme tout ce qui ne nous est plus utile.

Le devenir des animaux abandonnés :

On a parfois l’impression que les animaux – surtout les chats – arriveront à survivre dans la nature (surtout l’été où il ne « souffrira pas du froid »). C’est malheureusement faux. Un animal qui a toujours vécu avec des humains et qui a été habitué à être nourri quotidiennement ne peut pas vivre livré à lui-même. Il va errer affamé et perdu jusqu’à être récupéré par la fourrière où il va mourir. Oui, parce ce qu’on ne sait pas, c’est que les fourrières gardent les animaux durant un délai légal de huit jours. Si l’animal n’a pas été réclamé au-delà de ce délai, il devient la propriété de la fourrière et il est euthanasié. Voilà le sort que les « abandonneurs » réservent à leur animal … la mort.

Plus d’informations sur le site http://www.30millionsdamis.fr

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